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Initiation à l'escrime médiévale

Avec dotation temporaire d'armes d'entrainement en mousse et par le truchement des consignes d'un instructeur de l'armée baronniale des Chambarans.

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A l'attention des élèves instructeurs

Vous trouverez ci-dessous la transcription manuscrite d'une séance d'initiation par nos plus instruits et chevronés des officiers instructeurs du ban des épéistes de nostre bon Seigneur Auberon, Baron de Jambes sur Isère et des Chambarans

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« Le bonjour, jeunes recrues ! Je suis le Sergent recruteur Ruperth et voici mon compagnon d’armes le Sergent instructeur Fracas. Nostre noble et bon Seigneur de nostre si beau village nous a personnellement chargé de recruter et former de nouvelles recrues pour intégrer sa Garde d’épéistes. Il a besoin des plus valeureux et des plus braves à son service… Et c’est vous qui avez été choisis ! Petits veinards ! Vous allez être instruits avec Ruperth et Fracas dans l’art de manier la plus noble et redoutable des armes : L’Epée ! »

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L’épéiste et son épée

« L’épéiste est le plus fier des soldats ! L’élite ! Le haut du panier ! La fine fleur ! La crème de la crème ! Le but de tout soldat est de protéger son Seigneur, ses compagnons d’armes et d’occire l’ennemi ! Occire, c’est un mot technique pour dire « mettre hors d’état de nuire ». Comment reconnaître l’ennemi ? C’est très simple ! C’est celui qui est en face de vous, qui a l’air hostile ou qui essaye carrément de vous occire vous, en prétendant que c’est vous l’ennemi ! Cà pour sûr, il n’est pas très malin l’ennemi… Contrairement à l’épéiste !
A quoi reconnaît-on l’épéiste ? …A son épée bien sûr ! Et en tant que futur épéiste, il va vous falloir tout apprendre de cette arme ; un formidable outil qui sera votre meilleur allié, vous sauvera sans doute la vie et vous permettra d’occire de taille et d’estoc… Qui ça ? L’ennemi bien sûr ! Palsambleu ! On vous l’a déjà dit y’a pas deux sabliers »

En chantier

«L’épée, donc ! L’épée est une arme blanche à double tranchant ! S’il n’y a qu’un tranchant, ce n’est pas une épée, c’est un sabre… Et c’est nul ! Parce que nostre noble et bon Seigneur de nostre si beau village veut qu’on forme des épéistes, et surement pas des sabristes !
L’épée se compose de quatre parties principales :
• La lame – C’est la partie double tranchante. On nomme le premier tiers à partir de la pointe le Faible. C’est la partie la plus effilée, utilisée pour entailler ou percer. Le reste de la lame s’appelle le Fort, moins effilé et plus solide, plus adapté à la parade. Entre les deux tranchants, c’est le plat de la lame.
• La garde – Elle protège la main ou les mains et aide aux parades
• La poignée – Elle sert à tenir l’arme, d’une main, d’une main et demie pour les épées bâtardes ou à deux mains pour les grandes épées, espadons ou claymores
• Le pommeau – Souvent de bois ou de fer, il sert de butée, évitant que les mains glissent. On peut à l’occasion l’utiliser pour frapper, mais c’est un coup bas interdit pendant l’entrainement.»

«Pour finir, l’épée peut être utilisée de deux manières différentes : De taille ou d’estoc ! Le coup de taille est porté avec le tranchant et vient taillader l’ennemi. Le coup d’estoc est porté avec la pointe et vient percer, perforer, pourfendre, empaler, toujours l’ennemi bien sûr ! Toutes les autres utilisations, comme un coup du plat de l’épée, sont tout à fait malvenues… sinon autant vous filer directement des bâtons ou des cuillères en bois…
Non mais des fois ! Au prix qu’ça coûte une épée !»

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Respect des armes lors des entrainements

«Nous allons vous confier une épée d’entrainement pour les besoins de votre instruction. Ce sont des armes plus fragiles que les épées de combat… Et un épéiste prend de toute façon soin de son épée comme de la prunelle de ses yeux ! On n’abime pas le matériel où il n’est pas exclu qu’un Sergent abime une recrue !
Trois règles d’or donc :
• Premièrement, on ne pose pas la pointe de son épée sur le sol… Et on s’appuie encore moins dessus ! Ce n’est pas une charrue ! On n’est pas des paysans et on n’est pas là pour faire du labour !
• Secondement, ou deuzio d'ailleurs, ça va pas commençer à ergoter dans les rangs ! Donc en deux, on n’appuie pas non plus le pommeau de son arme par terre. On n’est pas des fainéasses de lanciers à utiliser son arme comme une canne
• Enfin et troisièmement donc, on n’abandonne jamais son arme, encore moins par terre ou au soleil ! On peut la rentrer au fourreau si on en un ; sinon on là tient en main par la poignée jusqu’à la rendre à un Sergent instructeur.»

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Respect des compagnons d’armes lors des entrainements

«Durant les entrainements, on prend également grand soin de ses compagnons d’armes ! Ce ne sont pas des ennemis ! Il est strictement interdit de les occire !
Trois règles d’or tout à fait basiques pour éviter d'occire un compagnon d'armes :
• On ne doit en aucun cas frapper à la tête ou sur des parties sensibles. Si on le fait par accident, on arrête immédiatement le combat : on s’enquiert de l’état de son compagnon et on s’excuse !
• Il est aussi interdit d’utiliser des coups d’estoc lors des combats d’entrainement. Ils peuvent être dangereux si l’arme a été préalablement abimée au niveau de la pointe
• Enfin, on ne frappe pas comme un gros bourrin et on maîtrise la force de ses coups !
Merci de votre attention ! Maintenant, en garde !»

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